En 2004, le client souhaita placer un montant de 60 000 EUR. Il déclara, ce que nul ne conteste, attacher une grande importance à la sécurité. La banque lui conseilla un produit structuré doté d’une échéance à cinq ans dont on pouvait lire dans le fact sheet que le profil de risque du placement était comparable à celui d’une obligation. Emis par une filiale de la banque, le produit bénéficiait d’une protection du capital à 100%.
Le client avait chargé la banque de vendre 500 options put. Au lieu de cela, la banque en vendit 5000. Le client constata que l’ordre avait été mal exécuté lorsque la banque l’avertit deux jours plus tard par téléphone que les options devaient être immédiatement liquidées, le compte affichant un découvert de près d’un million de CHF. Surpris, le client rétorqua que c’était impossible, car l’ordre qu’il avait passé portait seulement sur 500 options.
Le client s’était fait verser la totalité de son avoir de caisse de pension et l’avait transféré à la banque. Cette dernière passa ses besoins au crible et lui demanda pourquoi il n’avait pas opté pour la solution de la rente. Il déclara escompter un rendement légèrement meilleur au fil des années. La banque lui proposa de choisir des placements à court et moyen termes de telle sorte qu’il puisse bénéficier d’un revenu assuré.
Les propriétaires par étage, à savoir les propriétaires d’un appartement dans un immeuble locatif, possédaient depuis 1974 deux comptes auprès de la banque: un «compte entretien» pour le décompte des frais courants liés à l’entretien de l’immeuble et un «compte fonds de rénovation» prévu pour les rénovations et réparations importantes. Selon l’accord passé avec la banque, l’administrateur pouvait disposer seul, tout au moins depuis 1987, de ces deux comptes.
Mécontent des «prestations» de sa carte de crédit, le client dénonça à la fois le contrat de carte de crédit et la relation avec la banque chargée du décompte des paiements par carte de crédit. Il demanda la bonification du solde sur un autre compte bancaire. La banque n’accéda qu’en partie à sa demande, puisqu’elle retint un montant de 1500 CHF. Cet avoir visait à garantir les éventuelles utilisations de la carte de crédit restant à venir.
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